Chronique Jardin : le champignon peut il sauver le monde ?

ANTENNEREUNION.FR – créé le 1er.06.2015 à 17h44 – mis à jour le 1er.06.2015 à 17h44

Aujourd’hui Jérémy vous parle des champignons et plus particulièrement du mycorhizes.


Mais qu’est ce que le mycorhize ?
Le mycorhize est le résultat de l’association symbiotique entre des champignons et les racines des plantes.
Le complexe ectomycorhizien est une association entre des champignons, des racines et des bactéries. Un exemple que nous connaissons tous, la truffe !



Alors bien sûr, ce que nous voyons du champignon n’est qu’autre que la partie visible de l’iceberg ! Les filament du champignon constitue un énorme réseaux souterrain que l’on peut comparer à l’internet ! D’ailleurs les scientifique on appeler ce réseau le wood-wide web.


Les principales fonctions du champignon :


- Influence le fonctionnement des écosystèmes (cycles biogéochimiques, composition des communautés végétales, alimentation carbonée des plantules pendant leur développement, modification de la compétition…)
- Ils influent sur les principaux processus écologiques du sol. Ils sont considérés par les pédologues comme des éléments essentiels de la diversité des communautés, laquelle est un facteur de stabilité et d’équilibre écologique.
- La plupart des champignons mycorhiziens sont soupçonnées d’avoir plusieurs hôtes voire une large gamme d’hôtes.
- Les mycorhizes interagissent aussi avec diverses bactéries du sol (dont Pseudomonas) qui peuvent être pathogènes (la mycorhize protège la plante contre ses pathogènes, par exemple en émettant des antibiotiques12), mais qui sont aussi appelées « bactéries auxiliaires à la mycorhization » (en anglais MHB : Mycorrhizal Helper Bacteria) tant elles jouent un rôle important.



Les mycorhizes interagissent aussi avec les autres mycorhizes et les autres champignons et avec certains prédateurs et parasites aériens des plantes :
• l’attaque des plantes par des herbivores provoque une modification rapide des communautés mycorhiziennes (les espèces demandant le moins de carbone sont favorisées) mais la nature de la population mycorhizienne modifie également (positivement ou négativement) les capacités de défense des plantes ;
• les communautés mycorhiziennes répondent (par modification des abondances spécifiques relatives) aux modifications de l’environnement suivant qu’elles soient plus ou moins favorable à l’hôte ou au symbiote et les communautés bactériennes sont modifiées.
- la diversité des champignons mycorhiziens à arbuscules du sol contrôle la composition des communautés végétales par un effet direct du champignon sur la valeur sélective des individus qu’ils colonisent (effet bénéfique, neutre, négatif ou même suppressif). Ce phénomène est lié à la préférence d’hôte existant pour chaque champignon. Cette préférence résiderait dans l’adéquation entre fonctions écologiques exercées par le champignon et besoins de la plante hôte.



Pour terminer cette première partie sur les champignons, il semble évident que nous devons étudier et utiliser un maximum les champignons. Découvrez la vidéo de Paul Stamets qui nous parle des champignons :


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