En France chaque année, environ 60 000 élèves quittent l’école sans aucun diplôme en poche, pas même le brevet des collèges... On les appelle les « décrocheurs ».
Pourquoi ces jeunes perdent-ils pied en classe de 3ème ? Rêve d’indépendance, de liberté, refus du système, conflits familiaux ?. Y a-t-il un moyen de les intéresser aux études pour leur éviter de lâcher prise, parce qu’à 16 ans sans diplôme, ni orientation scolaire une fois exclus, le constat est sévère, ils se retrouvent trop souvent à la rue livrés à eux même. Au Collège Paul Fourrey, en Bourgogne, à Migennes tout est mis en œuvre pour tenter d’éviter cette déscolarisation précoce. Un collège « à la campagne » très loin du cliché des collèges de banlieue, il n’en est pas moins un collège « ZEP », en zone d’éducation prioritaire, qui doit donc gérer des élèves en grande difficulté.
Un défi de taille que relève jour après jour une équipe d’enseignants avec pour seul but : tenter par tous les moyens de faire obtenir le brevet à leurs élèves afin de pouvoir les orienter et leur donner un futur.
Un principal qui refuse de baisser les bras, des profs passionnés, des élèves en difficultés : pendant trois mois, d’avril à juin, nous étions là, avec eux, au moment où tout se joue, tout au long de ce trimestre de la dernière chance. Patrick, le principal du collège : le dialogue et la compréhension Patrick est principal de collège depuis 14 ans. Son cauchemar : voir un élève quitter le collège sans brevet ni orientation. Il suit de très près la scolarité de chacun de ses élèves, surtout celles des cancres... pourtant cette année, il est très inquiet pour les 3ème, le niveau est très en dessous du niveau habituel. La méthode de Patrick pour remettre les élèves dans le droit chemin est la douceur et le dialogue. Mais cette gestion de père de famille va-t-elle payer ?